REPONSES AUX OBJECTIONS
SUR LA REALITE DE LA MATIERE

matiere

objection6

"Il s'agit d'une philosophie ancienne mise en avant autrefois par les idéalistes."

Reponse

Parce que certains sont très mal à l'aise vis-à-vis de la véritable explication de la matière, ils essaient de comparer aux philosophies antérieures la vérité selon laquelle la matière est une illusion perçue dans notre cerveau. Les progrès de la science révèlent néanmoins que ce fait est scientifique et non pas une simple spéculation philosophique. En somme, les efforts de ces individus sont vains.

Par ailleurs, l'appui d'une idée par des penseurs d'une autre époque ne réfute pas ni ne réduit la valeur de cette vérité. Le fait que la matière est une perception est compris et défendu par des individus du passé et du présent.
En outre, les idées des idéalistes passées ne furent pas réfutées par les matérialistes ultérieurs. Par conséquent dire que cette idée a déjà été exprimée dans le passé ne prouve rien.

L'idée selon laquelle nous percevons le monde dans notre cerveau n'est pas une spéculation philosophique:

Les véritables faits à propos de la matière ne sont pas une découverte même s'il est vrai que dans le passé ils étaient discutés sous forme de spéculations philosophiques. Les faits ont, depuis, été prouvés sur une base scientifique.

De nombreux penseurs, des savants religieux et des scientifiques de toutes les époques ont étudié le sujet et expliqué que la matière est réellement un ensemble de perceptions. Ainsi les philosophes de la Grèce antique comme ceux de l'Ecole Eléatique, Pythagore ou Platon et son allégorie de la caverne se sont penchés sur la question. Les documents dont nous avons hérité montrent que les religions divines telles que le judaïsme et le christianisme et les religions superstitieuses telles que le zoroastrisme, le bouddhisme, le taoïsme, s'intéressent au sujet. Les grands savants musulmans tels que Imam Rabbani, Moheïddine Ibn ‘Arabi et Mawlana Jami ont également réfléchi à l'essence de la matière. Cependant, ce sont les idées du philosophe irlandais Berkeley qui requiert une explication plus détaillée.

Berkeley disait que la matière était la totalité des perceptions. Il fut l'objet d'attaques violentes de la part des matérialistes de l'époque qui croyaient que la matière jouissait d'une existence physique et qui tentèrent de le réduire au silence au moyen d'insultes et de calomnies. Bertrand Russell faisait partie des matérialistes les plus respectés. Il fut néanmoins incapable de réfuter la théorie de Berkeley. Dans son livreLes problèmes de la philosophie (The problems of philosophy), il décrivit la situation en ces termes :

Berkeley a le mérite d'avoir montré que l'existence de la matière est capable d'être niée sans absurdité, et que si des choses existent indépendamment de nous, elles ne peuvent pas être les objets immédiats de nos sensations. 1

Cependant, en raison du manque de faits scientifiques à cette période, ni Berkeley ni d'autres penseurs n'ont eu l'occasion d'étayer leurs points de vue avec des preuves empiriques. Par conséquent, on ne pouvait pas comprendre complètement la matière ou en débattre largement, d'autant moins que leurs opposants leur infligeaient une lourde pression. Etant donné les conditions, certains évaluèrent la vérité de façon incorrecte ou s'en rapprochèrent sans parvenir à en tirer les conclusions justes. D'autres motivés par d'autres choses cherchèrent à tirer la matière vers une direction tout à fait erronée.

L'essence de la matière est un fait scientifique

A notre époque, la perception de la matière dans l'esprit ne relève plus de la spéculation philosophique, car elle est devenue un fait défendu par des données scientifiques. Les progrès de la science ont permis de connaître le fonctionnement des organes sensoriels de l'être humain.

Ces faits scientifiques sont si clairs qu'ils ont trouvé leur place dans les livres de physiologie ou dans les manuels de biologie des lycées. A mesure que nous progressons, les sciences de la physique, de la physique quantique, de la psychologie, de la neurologie, de la biologie et de la médecine contribuent aux détails factuels de ce processus.
Le physicien théorique Dr. Fred Alan Wolf dont les recherches ont suscité un intérêt considérable et dont huit livres ont été récompensés, explique que la physique quantique en particulier a permis de révéler que le monde que nous voyons est en réalité une illusion :

Il y a quelque chose au-delà de tout matérialisme, au-delà du monde physique d'où toute la réalité, l'ensemble de l'existence, émane. Ceci devrait écraser le dualisme traditionnel – et j’adopte ce point de vue non pas en tant que mystique, mais en tant que physicien quantique. Je pense que notre compréhension tout à fait moderne du monde physique suggère qu'il peut y avoir un domaine ineffable, un royaume mythique, un royaume "imaginaire" d'où apparaît le monde physique. Un peu comme ce que Werner Heisenberg [physicien allemand et pionnier de la mécanique quantique] suggéra lorsqu'il introduisit la notion de conscience dans la physique – lorsqu'il dit que l'observateur créé l'observé par le simple acte d'observation… Je vois la réalité différemment. La réalité selon moi est plus comme un rêve – je vois une réalité du rêve. J’envisage un rêveur, ou un grand esprit, dont nous sommes tous une partie… Et je pense qu'en utilisant ce modèle nous pouvant aboutir à des vraies percées scientifiques, plutôt que de tenter de tout réduire au niveau le plus simple. 2

Ce scientifique, un exemple parmi d'autres, comprit du fait que le monde matériel est en réalité une illusion grâce aux découvertes scientifiques. Ceux qui rejettent cette vérité scientifique évidente sont motivés par des raisons idéologiques et non scientifiques. Car ils savent qu’au cas où ils acceptent cette vérité, cela finira par nuire au matérialisme auquel ils sont attachés obstinément. En fait, le Dr. Wolf souligne que cette réalité exclura toute possibilité de matérialisme.

Quand nous considérons les résultats scientifiques obtenus, il n'y a pas de sens à vouloir traiter le fait que nous percevons le monde extérieur dans notre cerveau en tant que spéculation philosophique. Il ne s'agit pas de spéculation philosophique, mais d'un fait scientifique établie par les progrès de la science. Ce point englobe chaque individu et personne ne peut le nier. Quiconque, religieux ou non, sait que le rejet n'a pas sens.

1)Bertrand Russell, The Problems of Philosophy, 1912, p. 5
2)Robert Lawrence Kuhn, Closer To Truth, Mc Graw-Hill, New York, 2000, p. 8

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