REPONSES AUX OBJECTIONS
SUR LA REALITE DE LA MATIERE

matiere

objection3

"La matière existe en dehors de mon cerveau. La douleur d'une coupure de couteau et le sang qui coule ne sont pas des images. Qui plus est, mon ami présent a assisté à la scène.

Reponse

Nous nous sommes déjà penchés sur ce type d'objection dans le point précédent. Etant donné l'importance du sujet, il ne peut être que bénéfique de revenir sur la réponse.

Ceux qui défendent un tel point de vue ignorent que la vue, l'ouïe, l'odorat, le toucher et tous les sens se concrétisent dans le cerveau.

C’est pourquoi ils avancent : "Je vois peut-être ce couteau dans mon esprit, mais le tranchant de sa lame est un fait. Regardez la blessure qu'il a fait sur ma main." Or, la douleur et le flux du sang chaud restent des perceptions formées dans le cerveau. La présence de l'ami lors de l'incident ne change rien, parce que son ami est également formé dans le même centre de la vision que le couteau, la douleur, le sang… Cet ami peut même parfois apparaître dans ses rêves. Dans ces cas-là, l'existence de l'ami ne prouve pas l'existence physique de ce qu'il voit dans son rêve.

Même si quelqu'un intervenait au moment où il se coupe la main dans son rêve en lui disant "Ce que vous voyez ne sont que des perceptions, le couteau n'est pas réel, le sang qui coule et la douleur ne sont pas réels. Ils se définissent comme des événements dont vous êtes le témoin dans votre esprit", l'homme en question ne le croirait pas. Il répondrait même : "Je suis un matérialiste. Je ne crois pas à ce que vous me disiez. A chaque chose que nous voyons correspond une réalité physique. Regardez, vous ne voyez pas le sang ?"

Dans le monde de perceptions dans lequel nous vivons, ce type d'individus entendent le discours : "Ces choses sont des perceptions et vous ne pourrez jamais atteindre les sources originales de ces perceptions, ni ne pourrez savoir si ces originaux existent ou non." Malgré tout, ils persistent dans leur refus de la vérité.

N'oublions pas toutefois que personne après avoir subi une blessure à la main ne s'exclame : "Ce n'est qu'une image !" et reste assise à ne rien faire. Allah créa des effets rattachés aux images que nous percevons. Donc celui qui se blesse à la main nettoie sa plaie, la panse ou se rend chez le médecin. Toutes ces interventions apparaissent une fois de plus comme des images dans le cerveau.

Retour aux objections



Livres Les Autres Sites contact Auteur téléchargez le livre