Le cerveau qui voit
CE NE SONT PAS NOS YEUX QUI VOIENT,
C'EST PLUTOT NOTRE CERVEAU


En raison de l'éducation que nous avons reçue tout au long de notre vie, nous imaginons que nous voyons le monde avec nos yeux.

Finalement, nous arrivons généralement à la conclusion suivante ; nos yeux sont une fenêtre sur le monde. Mais, la science nous prouve que nous ne voyons pas avec nos yeux.

Les millions de cellules nerveuses situées à l'intérieur des yeux sont responsables de la transmission des messages au cerveau, comme le long d'un câble, afin de faire "voir" ce qui se passe.

Si nous analysons l'information que nous avons apprise au collège, il est alors plus facile de comprendre la réalité de la vision. La réflexion de la lumière d'un objet à travers le cristallin de l'�il, génère une image inversée sur la rétine située à l'arrière du globe oculaire.

Après quelques processus chimiques produits par les bâtonnets et les cônes rétiniens, cette vision se transforme en impulsion électrique. Cette impulsion est alors transmise par les influx au système nerveux situé à l'arrière du cerveau. Le cerveau traduit cet influx en une vision représentative et tridimensionnelle.

Par exemple, lorsque vous observez les enfants qui jouent dans un parc, vous ne voyez pas les enfants et le parc avec vos yeux, car l'image de cette vision ne se forme pas devant vos yeux, mais à l'arrière de votre cerveau.

Malgré cette explication simple, la physiologie de la vue est en réalité un processus extraordinaire. Immanquablement, la lumière est convertie en signaux électriques, lesquels révèlent par la suite un monde lumineux, tout en couleurs et en trois dimensions. R. L. Gregory, dans son livre Eye and Brain : The Psychology of Seeing reconnaît ce fait important, et explique ainsi cette incroyable structure :

Nous recevons de minuscules images déformées et inversées dans les yeux, et nous voyons des objets solides distincts dans notre environnement. A partir de simulations rétiniennes, nous percevons le monde des objets, et ceci est ni plus ni moins un miracle. 1

Toutes ces constatations nous mènent à la même conclusion. Au cours de notre vie, nous avons toujours supposé que le monde existait en dehors de nous. Cependant, le monde est à l'intérieur de nous. Chaque personne durant sa vie est spectateur de tout ce qui lui arrive à l'intérieur de son cerveau et à aucun moment ne peut être en contact direct avec les différents objets matériels qui soi-disant créent son expérience. Les images que nous voyons sont des copies dans notre cerveau des objets dont nous supposons qu'ils existent à l'extérieur de nous. Nous ne pouvons jamais savoir dans quelle mesure ces copies ressemblent aux originaux, ou si les originaux existent eux-mêmes.

Il n'est pas conscient de cette réalité et même s'il la connaissait, il n'y penserait pas. S'il se tient fièrement près de sa voiture de luxe dernier cri, et qu'un grain de poussière ou une particule portée par le vent pénètre dans son �il, il va peut-être se frotter doucement l'oeil qui le démange, et en le rouvrant constater que "les choses matérielles" sont à l'envers ou se sont déplacées sur les côtés. Il va alors se rendre compte que les choses matérielles vues dans son environnement ne sont pas stables.

Ce qui est démontré ici, c'est que chaque personne durant sa vie est spectateur de tout ce qui lui arrive à l'intérieur de son cerveau et à aucun moment ne peut être en contact direct avec les différents objets matériels qui soi-disant créent son expérience. Les images que nous voyons sont des copies dans notre cerveau des objets dont nous supposons qu'ils existent à l'extérieur de nous. Nous ne pouvons jamais savoir dans quelle mesure ces copies ressemblent aux originaux, ou si les originaux existent eux-mêmes.

Bien que matérialiste, médecin et journaliste allemand Hoimar Von Ditfurth reconnaît ce fait scientifiquement :

Peu importe la manière d'argumenter, le résultat ne change pas. Ce qui se tient devant nous dans toute sa dimension et ce que nos yeux voient n'est pas le "monde". Ce n'est qu'une image du monde, une ressemblance, une projection dont la combinaison avec l'original est sujette à discussion. 2

Par exemple, lorsque vous jetez un coup d'oeil à la pièce où vous êtes assis, ce que vous voyez n'est pas la salle extérieure à vous, mais une copie de la salle qui existe dans votre cerveau. Vous ne pourrez jamais voir la salle originale avec vos organes sensoriels.

1)Gregory, Eye and Brain: The Psychology of Seeing, Oxford University Press Inc., New York, 1990, p. 9
2) Hoimar von Ditfurth, Der Geist Fiel Nicht Vom Himmel, p. 256