Après
quelques processus chimiques produits par les bâtonnets et les cônes
rétiniens, cette vision se transforme en impulsion électrique. Cette
impulsion est alors transmise par les influx au système nerveux situé à
l'arrière du cerveau. Le cerveau traduit cet influx en une vision
représentative et tridimensionnelle.
Par
exemple, lorsque vous observez les enfants qui jouent dans un parc,
vous ne voyez pas les enfants et le parc avec vos yeux, car l'image de
cette vision ne se forme pas devant vos yeux, mais à l'arrière de votre
cerveau.
Malgré cette
explication simple, la physiologie de la vue est en réalité un
processus extraordinaire. Immanquablement, la lumière est convertie en
signaux électriques, lesquels révèlent par la suite un monde lumineux,
tout en couleurs et en trois dimensions. R. L. Gregory, dans son livre Eye and Brain : The Psychology of Seeing reconnaît ce fait important, et explique ainsi cette incroyable structure :
Nous
recevons de minuscules images déformées et inversées dans les yeux, et
nous voyons des objets solides distincts dans notre environnement. A
partir de simulations rétiniennes, nous percevons le monde des objets,
et ceci est ni plus ni moins un miracle. 1
Toutes
ces constatations nous mènent à la même conclusion. Au cours de notre
vie, nous avons toujours supposé que le monde existait en dehors de
nous. Cependant, le monde est à l'intérieur de nous. Chaque
personne durant sa vie est spectateur de tout ce qui lui arrive à
l'intérieur de son cerveau et à aucun moment ne peut être en contact
direct avec les différents objets matériels qui soi-disant créent son
expérience. Les images que nous voyons sont des copies dans notre
cerveau des objets dont nous supposons qu'ils existent à l'extérieur de
nous. Nous ne pouvons jamais savoir dans quelle mesure ces copies
ressemblent aux originaux, ou si les originaux existent eux-mêmes.
Il
n'est pas conscient de cette réalité et même s'il la connaissait, il
n'y penserait pas. S'il se tient fièrement près de sa voiture de luxe
dernier cri, et qu'un grain de poussière ou une particule portée par le
vent pénètre dans son �il, il va peut-être se frotter doucement l'oeil
qui le démange, et en le rouvrant constater que "les choses
matérielles" sont à l'envers ou se sont déplacées sur les côtés. Il va
alors se rendre compte que les choses matérielles vues dans son
environnement ne sont pas stables.
Ce qui est démontré ici, c'est que chaque
personne durant sa vie est spectateur de tout ce qui lui arrive à
l'intérieur de son cerveau et à aucun moment ne peut être en contact
direct avec les différents objets matériels qui soi-disant créent son
expérience. Les images que nous voyons sont des copies dans notre
cerveau des objets dont nous supposons qu'ils existent à l'extérieur de
nous. Nous ne pouvons jamais savoir dans quelle mesure ces copies
ressemblent aux originaux, ou si les originaux existent eux-mêmes.
Bien que matérialiste, médecin et journaliste allemand Hoimar Von
Ditfurth reconnaît ce fait scientifiquement :
Peu importe la manière d'argumenter, le résultat ne change pas. Ce qui se tient devant nous dans toute sa dimension et ce
que nos yeux voient n'est pas le "monde". Ce n'est qu'une image du
monde, une ressemblance, une projection dont la combinaison avec
l'original est sujette à discussion. 2
Par exemple, lorsque vous jetez un coup d'oeil à la pièce où vous êtes
assis, ce que vous voyez n'est pas la salle extérieure à vous, mais une
copie de la salle qui existe dans votre cerveau. Vous ne pourrez jamais
voir la salle originale avec vos organes sensoriels.
1)Gregory, Eye and Brain: The Psychology of Seeing, Oxford University Press Inc., New York, 1990, p. 9
2) Hoimar von Ditfurth, Der Geist Fiel Nicht Vom Himmel, p. 256